La commune est concernée à la fois par l'aérodrome de Toussus-le-Noble et par la base 107 de Villacoublay.
Les vols d'avions et d'hélicoptères, de et vers Villacoublay, sont essentiellement est-ouest et suivent soit l'axe A86-RN12, soit l'axe des pistes de la base qui se prolonge à Buc pile sur l'avenue Jean-Baptiste Lulli.
Heureusement, ces vols ne sont pas très fréquents, sauf aux retours de week-end ou à l'occasion d'événements particuliers.
Malheureusement, quelques uns se déroulent la nuit.
Depuis deux ans, Buc est également gratifié au mois d'octobre d'une présentation des hélicoptères de l'armée de terre pour des « huiles » qui viennent à Satory pour l'occasion. Pendant trois jours, c'est « Platoon » à Buc, principalement à Hautpré pour les hélicoptères qui survolent les maisons (dont les murs tremblent) à basse altitude en attendant de défiler devant les tribunes. Des interventions de protestation ont eu lieu auprès des organisateurs mais également à la Commission Consultative de l'Environnement (CCE) de Villacoublay. Une très légère surélévation des hauteurs de vols a été obtenue en cours de présentation en 2017 mais on devrait pouvoir obtenir mieux l'an prochain sachant que les hélicos se gardent bien de tourner au dessus de Versailles pour patienter.
Concernant Toussus-le-Noble, un projet d'installation d'une école d'hélicoptères au lieu dit « La Mare d'Epine » a été mis en échec en 1988 par une mobilisation exemplaire de la population et des élus.
Depuis cette date, nous avons réussi à tenir en respect toutes les tentatives des hélicoptéristes de reporter vers le nord de l'aérodrome des entraînements et des trajectoires pour leurs engins, la DGAC se souvenant du tollé dont Buc s'était montré capable et la préfecture ne détestant rien autant que les vagues.
Malheureusement, le calme (relatif) revenu et les années passant, les Bucois ont un peu oublié la menace et se sont démobilisés malgré une présence vigilante et sans faille des associations dans toutes les instances de concertation autour de l'aérodrome.
La pression des associations de riverains du sud de l'aérodrome, excédées par les nuisances subies, associée à la pression constante des hélicoptéristes pour développer leur activité tout en faisant croire à une diminution par la dilution des nuisances sur des territoires plus étendus, ont fini par mener à la mise à l'expérimentation d'un nouvel itinéraire d'approche par le nord pour les hélicoptères de Toussus. Après une première année peu convaincante (avec seulement de l'ordre de deux mouvements par semaine sur toute l'année), l'expérimentation a été prolongée par la préfecture. Se souvenant de la ferme opposition de Buc, la DGAC quant à elle traînait un peu des pieds devant le travail à effectuer pour mettre en place un nouvel itinéraire qui, peu emprunté, risquait de ne contenter personne.
Lors de la denière CCE de Toussus les hélicoptéristes et les riverains du sud, qui n'ont cessé d'intervenir auprès du préfet pour les délivrer d'une partie des vols d'hélicoptères vers le sud, ont obtenu de ce dernier qu'il décide de pérenniser le nouvel itinéraire d'approche par le nord pour les hélicoptères.
A part Buc, aucune des nouvelles communes concernées ( Guyancourt, St-Cyr, Versailles) n'est membre de la CCE et n'a donc été associée à la moindre concertation préalable à l'installation de cette nouvelle nuisance venue du ciel.
Le combat reprend donc car, si le Plan d'Exposition au Bruit d'un aérodrome veille à ne permettre aucune construction dans la zone de bruit (ou du moins à les encadrer), la création d'un nouvel itinéraire de survol se moque totalement des populations nouvellement impactées.
Cette porte ouverte est une invitation à une utilisation plus intense contre laquelle, nous ne pourrons alors plus rien.

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